¤ Roman francophone

Jeudi 27 août 2009

France, récit d'une enfanceLa lecture de ce récit agit sur nous, comme un coup de massue qui ne peut et ne veut pas, nous laisser indifférent(e)s... 

L'auteure, Zahia, en l'occurence, nous délivre avec fougue ce qu'à été une partie de sa vie et plus précisément elle se penche sur une partie de sa jeunesse... Les mots sont pensés sans ambiguités et se couchent dociles sur le papier. ILs se veulent familiers et relativisent le passé mais n'inventent aucune histoire parce que ce sont justement des mots souvenirs, tantôt plaintifs, tantôt agressifs qui jouent à chaque page le tout pour le tout histoire de nous plonger dans l'ambiance d'une époque remplie de contraintes et de pouvoirs. A cette époque, c'est l'homme qui dirige et qui décide, qui isoumet et qui mpose, il y tient comme à la prunelle de ces yeux et manie sa baguette avec une poigne de fer.
Dès son plus jeune âge, Zahia est enfermée de par son père dans les traditions familialles et culturelles. En grandissant, elle comprend certaines choses ou à l'inverse veut les comprendre et se rebelle contre celui-ci. Forte de ses exigences, elle, impose sa colère, ses choix et ses désirs. Elle essaye de trouver consolation et refuge auprès de sa mère et de sa soeur mais ces dernières sont obéissantes. Ainsi elle s'écrie "Toi, tu y crois encore. Cette vie à laquelle vous me détinez, tu espère que je vais l'accepter. Moi, je refuse de me plier. Je rejette cet ordre dans lequel tu veux inscrire ta descendance." "D'abord je me ferme à vos mots et à vos soupçons. Puis à force de tension, je conteste l'obligation par la violence. Je vis dans la douleur, un effleurement la fait jaillir, elle me submerge. De colère, je hurle contre vous tous, éructant ma folie, je claque ma gueule sur les miroirs, entrevoyant la cassure infligée par mon père, je me condamne."
Sa mère se veut aimante, douce et carressante. Dans l'ombre, elle veut transmettre le flambeau à sa fille... C'est un corps à corps de mots, une épuisette de relation. Une symphonie...

J'ai tantôt aimé ce récit, et j'ai tantôt été perdue face à ce langage un peu philosohique et c'est pourquoi, je pense être complètement passée à côté de certains passages... Le passé de Zahia est lié a une partie de l'histoire que je ne connais pas du tout et qui a opposé l'Algérie à la France. Le récit dans son ensemble est poignant de vérité puisqu'il parle de deux pays, puisqu'il parle de deux cultures mais dont j'ignore tout ou presque...  

L'image de la couverture est très belle et souligne bien le désir de liberté de Zahia. Un désir qui n'aura de cesse de grandir en même temps qu'elle...

MA NOTE :    

Ed. Le livre de Poche, 2006 - 151p. - 5€


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Mardi 25 août 2009

l fait chaud, c'est l'été et un jeune homme dont on ignore le prénom retourne dans son village natal afin de profiter de ses vacances et surtout de sa piscine qu'il a fait construire au printemps avec l'autorisation de son grand-père et dont la maison est mitoyenne de celle du père Ca a été une telle joie ce printemps ! J'aurais voulu être là, j'aurais aimé tout voir, entendre les engins creuser, les regarder déblayer les mètres cubes de terre dans le jardin.
Dans la maison familialle, située dans le Sud de la France, il y retrouve SA génération d'hommes : son grand-père, son père et ses deux frères, Franck et Emmanuel. Loin de l'agitation de la ville, le calme règne sur la région écrasée de chaleur où l'air est facilement moite et suffocant. De cette ambiance, les femmes sont bannies, elles sont montées au ciel touchée comme par une malédiction maladive. Seule, reste dans le champs de vision des hommes Sandra, dit "la petite" et sa mère. "La petite" est une  curieuse fillette au caractère détaché, qui se veut inacessible, inabordable avec ses cheveux longs et sa dégaine de bonhémienne, elle fascine ou elle énerve ceux qu'elle fréquente par sa présence sauvageonne. Autours d'elle, elle fait planer le mystère de ses faits et gestes, elle espionne, elle court sur les chemins, bref, elle vit sa vie au gré du soleil...

Un matin, un drame survient et tout va s'en trouver bouleverssé...

Au début, le roman paraît calme, limpide, reposant mais on finit par parcourir ses pages en retenant son souffle, poussé par l'envie de savoir, de découvrir le fin mot de l'histoire... Cela devient vite, 122 pages de lecture intense car on nage peu à peu dans une atmosphère glauque, oppressante, qui en devient envoûtante à force de tarauder l'esprit ! 
On ne s'en rend pas compte tout de suite mais dès les premières pages de ce roman, on est happé dans un tourbillon inquiétant de phrases qui s'alignent les unes aux autres pour mieux nous captiver et nous hanter... Un certain enjouement nous accapare, on ne peut plus lâcher le livre, on nage, on nage... Mais est-ce un rêve ? Ou délire inacessible ?...
Il y a déjà eu un drame... Mais arrivé à mi-parcours de l'histoire, on pressent qu'il y en aura un second, alors on attend que celui arrive avec un frisson au coeur. La petite ne cesse de nous prévenir, elle, elle sait Il va y avoir du malheur.
Et il y en aura du malheur, celui-ci se montrera sous son joug ironique et inquiétant, et nous surprendra à sourire malgré la force du tourbillon de l'eau environnant nos membres, sa force essayera de nous engloutir d'un coup pour nous laisser à demi noyé, non ... Plutôt engourdi, hypnotisé par la suite de l'histoire... Et la cou
verture du roman n'arrangera rien à notre état ; L'auteur nous livre sur un plongeon d'argent, une histoire troublante, séduisante... et percutante ! Les vannes de la piscine sont ouvertes à fond, il suffit de se glisser dans l'eau du bain avec adresse car attention la noyage peut à tout moment nous surprendre ! 
Le parallèle qui oppose l'ambiance du Sud de la France, où se dégage chaleur et sècheresse avec l'eau de la piscine, qui se veut humide et fraîche fait de ce roman un opus à succès. Bravo à l'auteur qui signe-là son tout premier roman... Une lecture à découvrir et à partager.

MA NOTE : équivaut à  parce que j'ai aimé ce roman. Il m'a troublé, bousculé et parfois mis mal à l'aise... L'écriture de l'auteur m'a séduit, elle est tout à la fois précise, concise et fluide.
L'auteur à écrit un second roman, et je le note dès maintenant dans ma L.A.L (Liste à Lire).
Les amants américains,  ont été lu par
Clarabel

L'avis de
Clarabel, Florinette

BONNE LECTURE !

Babel, 2004 - 122 pages - 6,50 €


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Samedi 22 août 2009

Ce titre proposé sur le blog de Zazimuth a été pour moi une drôle de mise en bouche. Celle de llre un nouvel auteur...

Après un début de présentation des divers personnages où l'on y fait la connaissance du narrateur et de sa fille mais aussi de leur voisine Carole qui est l'institutrice de la fillette, l'histoire se met en place et nous voilà pris en otage au sein d'une école maternelle avec plusieurs enfants et adultes. Face à nous, un fou furieux de race blanche âgé d'une cinquantaine d'année et qui s'est fixé une ceinture d'explosifs autour du ventre, nous tient en émoi. L'ambiance démarre donc sur les chapeaux de roues et on tremble à l'idée de ce qu'il pourrait arriver par la suite...
En fait, on attend et il ne se passe pas grand-chose... Nos tremblements du début s'avèrent vains et inoffensifs, voir démeusurés et inadéquats, tout à l'image du fou furieux. En effet, celui-ci a l'air doux comme un agneau et à part réclamer un poste de TV, un magnétoscope, du café et une rançon, il ne se met jamais dans une colère noire, ou alors si... Mais on n'a pas très peur !
A priori la trame de cette très courte nouvelle vise plus à mettre en avant la relation d'un homme et d'une femme avec des enfants au milieu que sur la peur incontrôlée d'une prise d'otage. Quoique, une relation de ce genre est-elle aussi dangeureuse qu'une prise d'otage ? A méditer... Est-ce que c'est cette idée que l'auteur a voulu nous décrire ?  Peut-être...
Si le début nous met en appétit, le milieu de l'histoire est plutôt raplapla et les deux personnages principals se mettent dans une situation plutôt ambigue qui laisse entrevoir quelques espoirs plutôt minces. Mais la fin du roman s'annonce... Et je ne l'ai pas aimé !
Bref ! Un petit soupir et de grand ouais bof-bof pour ce livre... A mon humble avis, l'auteur peut mieux faire et je pense que sa saga des Dobby Bag dont je possède en livre de poche les 4 premières saisons me laissera un meilleur souvenir de lecture... 

MA NOTE :


Ed. Folio, 2008 - 80 pages - 4,30€

"Mise en bouche est une nouvelle de Philippe Djian paru en 2003 en supplément d'un magazine culturel. À sa lecture, Jean Philippe Peyraud a tout de suite eu envie d'adapter cette fantaisie dramatique en bande dessinée.
Quelques années plus tard, contact est pris, et Philippe Djian, qui aime particulièrement ce texte, mais aussi la bande dessinée, et apprécie le travail de Jean Philippe Peyraud, donne immédiatement son accord. Jean Philippe Peyraud adapte la nouvelle en bande dessinée, tandis que Djian peaufine les dialogues.
Un exemple réussi d'adaptation littéraire." 
(infos tirées sur amazone)


Je pense que je vais me procurer l'album pour une autre mise en bouche plus appétissante, je l'espère... Je vous tient au courant !

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Jeudi 20 août 2009

Les Hommes a Terre

Je connais très peu l'acteur bien que j'ai aimé son film Les caprices du fleuve La BOF d'ailleurs est un vrai bonheur d'écoute surtout la chanson du générique. Je ne connaissais pas du tout mais alors vraiment pas du tout l'écrivain... Je l'ai découvert avec un enthousiasme et à travers son livre composé de 5 petites nouvelles, j'ai découvert un homme à la plume envoûtante, désireuse de nous faire découvrir un autre monde comme celui des marins restés à terre, et par conséquent avide de nous faire rêver et d'entreprendre avec nous pour quelques heures ou pour quelques jours, cela dépend de notre rythme de lecture, un beau et merveilleux voyage - littéraire - où il faut savoir parfois lire entre les lignes pour détecter toute la magie de l'ambiance décrite au travers les récits dépeints par l'artiste... Bien qu'au début, je me suis fait la réflexion que ce n'était pas le genre d'écriture que j'appréciais, le plus naturellement du monde, je suis tombée sous son charme même si j'ai eu au cours de ma lecture une impression de perte d'équilibre, j'avais face à moi une écriture détabilisante : j'avais dû à savoir où voulait vraiment en venir l'auteur, grrrr !!!! C'est que l'auteur a un sacré vocabulaire et on y perd facilement son latin... Bref, j'ai aimé cette lecture et même s'ils sont uniques, crus, violents, les mots sont beaux, lucides, vivants, et savent toujours surligner une note nostalgique, dramatique qui apaise et développe la magie d'un instant et saura bouleverser notre mémoire. Au travers, ces cinq histoires que l'on lit comme ça, d'une traite, ce sont des hommes, et des femmes qui se croisent, et que l'on rencontre... On fait avec eux, un bout de chemin, on les voit évoluer, on les vit et on s'en sépare au bout de quelques pages comme si on les avait jamais vus, jamais connus, nos routes s'éloignant à tout jamais... Voilà, c'est comme ça, qu'il faut apprécier l'écriture de B. Giraudeau ! Le regret se mesure au bout de cette route et pour retrouver les personnages inventés de toute pièce, redécouvrir leur histoire et mieux la comprendre, il faut relire quelques lignes, relire une étape de leur vie, tout simplement... Le plus étrange dans tout ça, c'est que pendant un labs de temps indéfini,  on s'est mis à jouer les spectacteurs, on les a admiré, et forcément on les a aimé de toutes nos forces. On les a compris par la force des choses...
L'écriture de B. Giraudeau est délicate, non pudique et elle se révèle d'une puissance fulgurante. Et puis, elle marque l'empreinte d'une grande générosité. Au début, je la croyais fragile, mais elle n'est pas ainsi, le stratagème est trompeur et le tout n'en est que plus sensible, plus poétique aussi. L'auteur m'a envoûté et m'a entraîné bien au-délà de mes réticences. J'ai porté sur ce livre, un regard novateur. Je le lirais de nouveau avec plaisir car dans ma P.A.L m'attend Les dames de la nage 

Que dire, bon sang ? Que faire ? Il peut retourner là-bas quand il veut, faire des images. Il en manquera toujours, surtout celle du père, même s'il l'a filmé à maintes reprises. Il manquera toujours celles de l'autre vie, celles de la mémoire. Tout est à dire encore, à faire et lui là-bas qui peut disparaître demain avec cette partie inconnue. Le peu qu'il en savait aujourd'hui ne faisait qu'ajouter à l'ignorance. Les vies s'anéantissent, se dissipent et le temps gâché est: gâché. Foutaise et banalité. Il était dans les brumes d'une istoire qu'il ne reconnaissait pas, l'histoire d'un autre avec des lignes de vie effacées, raturées, illisibles. Quelle connerie d'apprendre à vivre trop tard, de n'avoir du courage qu'après la bataille !
(Extrait issu de la première nouvelle, p58/59)

Ce fut un amour partagé, étouffé de part et d'autre, un amour tranché par la vie, les séparations, les contraintes, les difficultées quotidiennes, les incompréhensions et les malentendus. Stop, ça suffit. Drôle d'amour quand même. Elle accepte de partager encore. Elle n'a pas de haine ni d'amur bien sûr pour cette femme des antipodes. Elle a même de l'admiration. C'est un lien sourd, un mariage étrange et secret. Ce qu'ils n'auront pas partagés, c'est le quotidien. Le quotidien qui ronge, qui ponce les couleurs des jours. L'habitude qui scie les branches du bonheur l'une après l'autre. (Extrait issu de la première nouvelle, p.63)


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Dimanche 16 août 2009

La Maison des AravisElle s'appelle Bénédicte, elle est vétérinaire dans une clinique en banlieu parisienne, et bien que son métier lui procure des journées somme toute harassantes, elle s'y dévoue corps et âme. Elle est mariée à Clément et ensemble, ils ont eu deux enfants, Louise et Laurent. Ils vivent dans un appartement à Levallois. Clément est depuis quelques mois au chômage, et supporte de moins en moins son statut d'homme à rien faire. La mort dans l'âme, ses journées s'assemblent et se ressemblent, et se ponctuent de rendez-vous en entretiens d'embauche sans pour autant lui garantir d'emploi fixe. A la fermeture de sa boîte, la direction générale n'a pas cru bon, de le diriger vers une porte de secours et son statut d'agent immobilier dans Paris s'avère au final bien médiocre. Du coup, ulcuré d'être sur la touche, son humeur joviale s'amenuise peu à peu amenant son entourage à en subir les tristes conséquence, inexorablement...  
Malgré les aléas de leur vie, la famille Ferrière se serre les coudes et reste unie... Seulement voilà, une fameuse lettre coincée sous une vieille coupe de fruits - cadeau de mariage de la tante Mathilde - va changer du jour au lendemain la donne et tout chambouler sur son passage... La suite du roman n'en est que plus intensément interressant et on parcoure ses pages sans pouvoir s'en détacher. Autour de Bénédicte et de sa famille se greffent volontairement d'autres personnages et pimentent cette histoire si bien menée...

Avec toute la délicatesse de son écriture, et avec le talent qui lui est propre, Françoise Bourdin dresse le portrait d'une femme courageuse, volontaire, et qui n'aura de cesse de se battre contre les désirs capricieux de son mari. A quarante ans, Bénédicte ouvre enfin les yeux sur la soumission proscrit avec les années par celui-ci depuis le début de leur mariage et lorsqu'elle s'offre la liberté de vivre selon ses propres convictions, elle ne doute pas que rien ne pourra l'empêcher d'approcher ce bonheur qu'elle est en droit de connaître.   

La fin est subtile, délicate et sans doute que certaines lectrices auront la sensation de rester sur leur fin ; Ce roman aurait mérité un second opus, mais qu'importe, c'est beau de parcourir cette histoire dans toute son intégralité et de rêver pour ainsi deviner sa suite...

Au cours de ma lecture, je n'ai pu m'empêcher de comparer l'affection d'Ivan pour ses deux loups à l'amour que nous portons à nos deux chats. Deux loups au caractère bien différent, tout comme l'est le caractère de nos deux chats. 
Et puis, j'ai savouré l'attachement que Bénédicte éprouve pour son nouvel environnement ; celui-ci est si flagrant, si nouveau et l'affection qu'elle éprouve pour sa maison étant si comparable à mon sentiment de sécurité et de bien-être que je ressens vis-à-vis de ma propre maison...

Bref, encore une merveilleuse découverte ce fut pour moi, ce roman de Françoise Bourdin. Décidément, j'aime l'écriture de l'auteure, j'aime la façon dont elle déroule ses phrases poussant ainsi la dévoreuse de romans que je suis à lire, sans pouvoir m'arrêter... J'aime aussi la conception de ses idées pour décrire l'attitude et les caractèristiques amoureuses d'un homme, certaines de ses réflexions inéluctablement me font pousser quelques sourires sur les lèvres. M'exclamer tout haut et dont mes sourires béats où émus me font passer pour une demeurée ... Ah, mais là voyez-vous, je ne peux m'empêcher de pousser un soupir en vous écrivant ce billet parce que je me pose la question suivante, à savoir que vais-je bien pouvoir lire maintenant que j'ai épuisé tout le stock des F. Bourdin de Belle-Maman mais ouf, la biblio regorge de romans et c'est sans doute sur Le secrets des roseaux, un roman de J. Anglade que j'ai offert il y a quelques années à Beau-Papa que je vais jeter mon dévelu de lecture...


Ma note :

Ed. Pocket, 2000 - 379 pages

 


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Qui suis-je ?

  • : Je suis une amoureuse des mots, ils excercent sur moi, toute leur fascination... Mais je suis également passionnée de cinéma et musique. J'aime aussi l'ambiance d'un théâtre ou d'un spectacle de rue et j'y emmène mes 4 enfants. Entrez dans mon univers de lectures et soyez les bienvenu(e)s.

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