La lecture de ce récit agit sur nous, comme un coup de massue qui ne peut et ne veut pas,
nous laisser indifférent(e)s...
L'auteure, Zahia, en l'occurence, nous délivre avec fougue ce qu'à été une partie de sa vie et plus précisément elle se penche sur une partie de sa jeunesse... Les mots sont pensés sans
ambiguités et se couchent dociles sur le papier. ILs se veulent familiers et relativisent le passé mais n'inventent aucune histoire parce que ce sont justement des mots souvenirs,
tantôt plaintifs, tantôt agressifs qui jouent à chaque page le tout pour le tout histoire de nous plonger dans l'ambiance d'une époque remplie de contraintes et de pouvoirs. A cette
époque, c'est l'homme qui dirige et qui décide, qui isoumet et qui mpose, il y tient comme à la prunelle de ces yeux et manie sa baguette avec une poigne de fer.
Dès son plus jeune âge, Zahia est enfermée de par son père dans les traditions familialles et culturelles. En grandissant, elle comprend certaines choses ou à l'inverse veut les comprendre
et se rebelle contre celui-ci. Forte de ses exigences, elle, impose sa colère, ses choix et ses désirs. Elle essaye de trouver consolation et refuge auprès de sa mère et de sa
soeur mais ces dernières sont obéissantes. Ainsi elle s'écrie "Toi, tu y crois encore. Cette vie à laquelle vous me détinez, tu espère que je vais l'accepter. Moi, je refuse
de me plier. Je rejette cet ordre dans lequel tu veux inscrire ta descendance." "D'abord je me ferme à vos mots et à vos soupçons. Puis à force de tension, je conteste l'obligation par la
violence. Je vis dans la douleur, un effleurement la fait jaillir, elle me submerge. De colère, je hurle contre vous tous, éructant ma folie, je claque ma gueule sur les miroirs, entrevoyant la
cassure infligée par mon père, je me condamne."
Sa mère se veut aimante, douce et carressante. Dans l'ombre, elle veut transmettre le flambeau à sa fille... C'est un corps à
corps de mots, une épuisette de relation. Une symphonie...
J'ai tantôt aimé ce récit, et j'ai tantôt été perdue face à ce langage un peu philosohique et c'est pourquoi, je pense être complètement passée à côté de certains passages... Le passé
de Zahia est lié a une partie de l'histoire que je ne connais pas du tout et qui a opposé l'Algérie à la France. Le récit dans son ensemble est poignant de vérité puisqu'il parle de deux
pays, puisqu'il parle de deux cultures mais dont j'ignore tout ou presque...
L'image de la couverture est très belle et souligne bien le désir de liberté de Zahia. Un désir qui n'aura de cesse de grandir en même temps qu'elle...
MA NOTE : ![]()
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Ed. Le livre de Poche, 2006 - 151p. - 5€



Au début,
le roman paraît calme, limpide, reposant mais on finit par parcourir ses pages en retenant son souffle, poussé par l'envie de savoir, de découvrir le fin mot de l'histoire... Cela devient vite,
122 pages de lecture intense car on nage peu à peu dans une atmosphère glauque, oppressante, qui en devient envoûtante à force de tarauder l'esprit ! 

Elle s'appelle
Bénédicte, elle est vétérinaire dans une clinique en banlieu parisienne, et bien que son métier lui procure des journées somme toute harassantes, elle s'y dévoue corps et âme. Elle est
mariée à Clément et ensemble, ils ont eu deux enfants, Louise et Laurent. Ils vivent dans un appartement à Levallois. Clément est depuis quelques mois au chômage, et supporte de moins en
moins son statut d'homme à rien faire. La mort dans l'âme, ses journées s'assemblent et se ressemblent, et se ponctuent de rendez-vous en entretiens d'embauche sans pour autant lui garantir
d'emploi fixe. A la fermeture de sa boîte, la direction générale n'a pas cru bon, de le diriger vers une porte de secours et son statut d'agent immobilier dans Paris s'avère au final bien
médiocre. Du coup, ulcuré d'être sur la touche, son humeur joviale s'amenuise peu à peu amenant son entourage à en subir les tristes conséquence, inexorablement... 


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