L'histoire démarre, et nous plonge de suite dans l'ambiance matinale d'un petit déjeûner
chez Solange et Paulet. L'un est encore tout ensommeillé, baîlle à s'en décrocher la mâchoire, et affiche un regard de regret sur sa nuit avortée, alors que l'autre est fraîchement
toiletté, prêt à démarrer sa journée du bon pied. Ahlàlà... Ces deux-là ne s'était jamais habitué au réveil de l'autre.
Tous deux habitent une petite bourgade aux virages arrondis par une vie paisible où croît une certaine tranquillité d'esprit Pendant longtemps, La Garde
n'avait été qu'un hameau isolé. A travers l'herbe reine, on comptait tout juste huit maisons, peut-être neuf, peut-être dix, tout dépendait de la taille de l'herbe, et si on se tenait accroupi ou
sur la pointe des pieds.
C'est ainsi que l'auteur nous entraîne à faire la connaissance des autres habitants de La Garde et dont la personnalité un peu hors du commun, un peu hors norme, nous
devient vite familière et indispensable. On s'installe auprès d'eux, et on les aime immédiatement...
Qu'ils s'appellent Solange et Paulet, Brune-Olive et Roland, Josefa , Diane ou bien encore Baratte ou Romuald, ils sont tous liés comme les doigts d'une main parce qu'ils ont tous
quelque chose à partager ensemble, et ce "ensemble", nous lie délicatement à chacun d'eux ; Ainsi l'araignée tisse sa toile et nous prend dans son filet cotonneux, on devient
complice de chacune des vies qui se dressent, qu'elles soient bien tranquilles ou non, à tendance pudique ou publique. Les personnages donnent le tempo, à leur contact, on a
la pêche et le sourire, on suit en direct leurs douces folies du moment, leurs envies, leurs projets, leurs doses de créativités... Le ton est mit, et affiche tout ce
qu'il y a de plus positif...
Pourtant, un jour, tout semble s'activer ; une mauvaise nouvelle touche de plein fouet Brune-Olive et celle-ci doit s'en aller... Gloups ! Le ton change mais n'en gâche aucunement l'atout de
ce roman ; Malgré tout, celui-ci reste un savoureux mélange de sourires niais et de regards courroucés, même si la "mauvaise nouvelle" s'accroche à nous comme à une bouée de sauvategae ; Le
roman a le vent en poupe, il est frais, léger, pépillant d'humour.
A la lecture de ce roman, certain(e)s diront que c'est un bon roman de plage, certes, il n'apporte rien d'enrichissant du point de vue intellectuel mais qu'est-ce qu'il est bon de se divertir
ainsi...
On se réglale tout du long, on se prête à piaffer de rire, regardant à droite et à gauche pour savoir qui a surpris notre mimique tellement parfois, la situation dans laquelle glisse un
des personnages est euphorique, voire caucasse... Comme quoi, parfois, dans la vie faut pas s'en faire, et il faut oser....
Les personnages aux allures caricaturales mais non loufoques sont attachants, vifs, imaginatifs. Leurs vies sont dynamiques et le tout forme une chaîne aux maillons précieux, on se
plaît à suivre leur quotidien, on se régale de leurs aventures, on est chagriné par leurs mésaventuress, bref... C'est vivant à La garde ! On vit en parfaite osmose avec les
habitants, et le soir autour des maisons, il se passe toujours quelque chose... Car ainsi va la vie !
Je vous invite à lire ce roman, au cours d'une de vos soirées de vacances, vous ne saurez pas déçues...
L'avis de Clarabel
MA NOTE : 




Julliard, 2009 - 148 p - 17 €
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