Côté jeunesse

Lundi 17 août 2009

A nous deux !Elles répondent aux doux prénoms de Rubis et de Jade. Elles ont 10 ans toutes les deux, et le trait familiale qui les caractèrise le plus est qu'elles sont soeurs jumelles. Elles vivent à Londres avec leur papa et leur mamy. Si l'une est une vraie piplette, se distingue par son côté téméraire, et un peu brouillon, l'autre au contraire s'offre le luxe d'être plus réservée, plus calme, plus patiente et certes plus pleurnicharde aussi...  Leur atout dans la vie est que quoiqu'il en soit, quoiqu'il advienne, elles seront toujours ensemble, liées par une intense complicité. En effet, rien ne pourra fragiliser celle-ci même pas l'arrivée de Rose, la nouvelle femme de leur papa. Elles sont liées comme les cinq doigts d'une main et ce pour la vie... Ces deux jeunes filles s'accordent à vivre en harmonie et ajustent leurs moindres faits et gestes en rythme. De plus, elles adoooorent tromper leur monde, ce qui leur facilite bien des choses et des envies. Etre jumelles ouvrent des portes et promet bien des avantages... Elles savent en jouer et en rigoler quoi de plus normal pour des jeunes filles qui se coiffent et s'habillent à l'dentique, et rêvent un jour de jouer la comédie. Seulement, voilà tout n'est pas tout rose, elles vont vraiment jouer le tout pour le tout et l'une d'entre elle va tenter le diable... Le mot inconnu va faire parti de leur vocabulaire et prendre toute sa signification, tout semble prendre une autre direction... Et l'illusion du rêve devient alors cauchemar !

Etant fan de Jacqueline Wilson, Miss Juju m'a bien sûr recommandé de lire ce roman pour la jeunesse au plus vite ! De ce fait, j'ai fait la connaissance avec cette chaleureuse auteure anglaise. C'est vrai, qu'un vent de fraîcheur bouscule les pages de cette histoire destiné à partir de 10 ans et met en avant plusieurs thèmes particulièrement parlant comme la séparation d'un être proche que ce soit par le décès ou par le déménagement, la solidarité fraternelle, le conflit entres soeurs. Ce sont toute une kyrielle de sujets qui sont abordés avec humour et chaleur pour que rien ne devienne tabouts et que rien ne tourne en catastrophe. 

Voilà un roman qui se lit tout seul, qui tient debout et qui ne peut que être aimer...

MA NOTE :  


Ed. Folio Junior, 1995 - 175 pages, 5,60€


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Mercredi 25 février 2009

Quand le professeur d'arts plastiques a demandé aux élèves de constituer un dssier sur l'oeuvre d'un peintre contemporain,Ariae a été la première à donner un nom. Julia Legohen, artist majeure, fille spirituelle de Berthe Morisot et de Nicolas de Staël, réputée secrète et inacessible. Ariane la connaît pour avoir vu un petit tableau d'elle dans la chambre de sa mère. Elle aime son art. Sa vie l'intrigue. Il se trouve que Julia Legohen est sa grand-mère. Ariane ne l'a jamais vue. Pourquoi ? Quand elle pose des questions à sa mère, celle-ci se mure dans le silence. Pour dissimuler quelle blessure ? Les deux femmes ne se parlent plus depuis plus de seize ans. Pour masquer quel non-dit ? Le proesseur n'en revient pas quand Ariane lui annonce que l'artiste accepte de la recevoir pendnat les vacances, chez elle, dans son ile bretonne peuplée d'oiseaux et battues par le vent et les flots...

En lisant la 4e de couverture, on ne peut être tentée que de découvrir la réelle histoire ou plutôt le réel secret qui se cache entre les 139 pages de cet émouvant roman... 

L'aventure d'Ariane démarre aux pieds des remparts de La Porte du Fou, située sur l'île non pas de la tentation (lol !) mais sur l'île de Sainte-Barbe. Là, vit Julia Legohen et Marthe, son amie de longue date... Il est envisageable de penser que les deux femmes vivent isolées pour leur plus grande satisfaction ; De toute façon, il ne pourrait en être autrement, Julia artiste peintre aime à passer la majeure partie de son temps libre cloisonner entre les quatres murs de son atelier pour y peindre des oeuvres qu'elle seule est en mesure de contempler. Elle n'a pas exposé depuis fort longtemps et n'envisage aucunement de le faire...
En arrivant sur l'île, Ariane découvre donc Julia, une vieille femme qui se révèle être un personnage renfermé, aigrie, avec des allures mystérieuses et assez froides, peu laucace à la parelotte !!!! En comparant mentalement les deux femmes, Ariane se demande bien comment sa mère Dominique peut être la fille de Julia. Dominique si réservée, si sensible. Pourtant des photos trônant un peu partout dans la demeure en sont la preuve formelle !!!!!!
Faute de faire plus ample connaissance avec sa grand-mère et d'en savoir un peu plus sur la brouille qui opose donc la mère et la fille depuis tant d'année, Ariane se contente de l'interwiewer tous les après-midi afin d'élaborer au mieux son exposé, et d'ainsi ignorer les questions qui lui brûlent les lèvres. Son père lui a conseillé de se taire à ce sujet "ne cherche pas à déterrer les vieux souvenirs. Laisse-les dormir en paix. Cela ne changera à la situation actuelle, et tu ne réussiras qu'à faire de la peine aux uns et aux autres. Pour remédier à ce silence, Ariane a une phrase clé "Faire comme si."   

Lors de son séjour, Ariane fait la connaissance de Nathan, c'est le fils de la voisine la plus proche, cette dernière est décédée il y a peu et Nathan se charge de vider la maison avant de la mettre en vente. Ariane et Nathan sympathisent. Mais sous les yeux de Marthe et de Julia, cette amitié est mal venue...  ... Les reproches et les idées fausses fusent... Un climat électrique s'instaure.

Ariane profite des sorties de Julia et de Marthe pour enquêter... En voulant ranger le garage, elle tombe nez à nez avec quelques aquarelles, signées de la main de sa mère... Forte de ces trésors, Ariane décide de questionner Nathan, mais il n'est au courant de rien. Elle décide alors d'écrire à sa mère...

Peu encline aux confidences, Julia se retranche de plus en plus, Marthe la suit dans sa lancée, si bien que la jeune fille décide d'écourter son séjour sur l'île... Avant de partir Ariane fait un dernier tour sur l'île et tandis qu'elle est sur le chemin du retour, elle aperçoit dans le cimetière qui jouxte la demeure de Julia, sa mère...

Toutes les deux s'asseoient sur une tombe et Dominique encline aux confidences vis-à-vis de sa fille révèle alors le plus lourd des secret à porer... La vérité éclate, et apparaît dans toute son ampleur, si bien qu'on  referme le livre dans le plus beau des silences...

Ce roman est un vrai bouleverssement, il chamboule, il scoktche sur place, et il fait briller les yeux... Mais quelle belle histoire, écrite joliement et simplement. Un roman que je vous souhaite de découvrir très vite...


Illustrations de couverture : Franck Juery

BONNE LECTURE !

NOTE :

EDITIONS : Médium - L'école des Loisirs


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Mercredi 3 décembre 2008

"Les jours suivant ce coup de fil énigmatique, j'ai passé des tas d'examens ; pas au collège, à l'hôpital ! Les premiers résultats ont été si calamiteux que les médecins m'ont gardé en retenue. Au collège, ça dure deux heures, voire un après-midi. A l'hôpital, on ne sait jamais quand ça va se terminer."

Il s'appelle Brieuc et ça pourrait être un garçonnet comme tous les autres, vivant confortablement entouré par l'amour de ses parents, de la tendresse de sa petite soeur, jouant au foot avec ses copains, allant au collège et riant de bon coeur, au lieu de ça, c'est un garçon, vivant loin de l'amour de ses parents, vivant loin de la tendresse de sa petite soeur, et séparé de ses copains car atteint d'une grave maladie. Sa maladie se prononce avec un grand C puiqu'il a un cancer du sang, plus couramment appelée leucémie.

L'arrière fond de ce roman se veut triste, nostalgique, et pourtant au premier plan, on ne peut s'empêcher d'avoir un sourire sur les lèvres... Cela peut paraître fou mais c'est ainsi !

Chacun sait combien pour un enfant une journée passée à l'hôpital est souvent morose, longue, nauséeuse car l'ennui s'y installe en même temps que les draps blancs qui recouvrent ces fichus lits à roulettes !!!!! Pour défier cette atmosphère pesante, morne et grisâtre, l'auteur a mis en scène deux personnages, ils les a habillés de déguisements colorés et zou les as fait entrer en piste. Dans l'arène d'une chambre d'hôpital, il leur a confié un rôle, celui de faire sourire, de redonner du rouge aux joues, et d'inventer ainsi des remèdes anti-douleurs et anti-chagrin. Avec Brieuc, c'est ainsi que nous faisons la connaissance du Dr Zèbre et du Dr Ketchup. Ils sont les deux personnages centrales de ce roman, toujours prêts à faire de drôles de pirouettes comme pour faire un pied de nez à la mort. 

Malgré leurs interventions incessantes auprès de notre jeune malade, il faudra accélérer la symphonie et chambouler quelques points de vue. La petite soeur de Brieuc, Lia va intervenir et jouer son rôle elle aussi à la perfection...

L'histoire s'achève sur une bonne mais aussi sue une mauvaise nouvelle...

C'est un roman-émotion, un roman-touchant qui sans nul doute fait briller les yeux. C'est beau à lire et une saison de la sorte on pourrait en redemander... C'est un beau roman à découvrir !

BONNE LECTURE !

MA NOTE :

EDITIONS : Milan Poche Junior

Dès 11 - 12 ans


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Mercredi 3 décembre 2008

Il y a quelques jours j'ai emprunté ce roman à notre bibliothèque de notre village


 "Parce que chez lui ce n'est pas toujours drôle, Tchap va souvent chez son copain Abdennasser our discuter de la vie et faire le plein d'amitié. Lorsqu'il rencontre la belle Adeline, il en tombe follement amoureux. Tant qu'il s'agit de sortir ensemble, de s'amuser, tout baigne, mais quand surgissent les problèmes, Tchap prend conscience qu'à quine ans... l'amour, ça semble un peu la mer à boire !"

Quel drôle de titre pour ce roman aux allures jubilatoires et espiègles. Il est vrai que la couverture nous met en appétit et agit devant nos yeux comme une délicieuse gourmandise aux sept couleurs de l'arc-en-ciel, à croquer de suite... Sans méfiance, on lorgne ce cornet de crème glacée avec une envie de n'en faire qu'une bouchée ! A défaut de dévorer d'un trait la couverture de ce livre, c'est finalement d'un trait que vous avalerez ce très joli roman de F. Andriat car à la lecture du premier chapitre, "A quinze ans, l'amour, ça semble un peu  la mer à boire. Ca te submerge et ça te laisse sonné comme si, soudain, tu étais pris sous une grosse vague. Elle s'appelle Adeline. Tu as écrit cent fois son nom sur un grand carton jaune. Avec tes marqueurs de toutes les couleurs. A l'envers, à l'endroit, en oblique, en cercle, en majuscules, en minuscules, en italique, en gothique. Adeline. Et tu as déchiré ton oeuvre en mille morceaux qui sont tombés dabns ta corbeille comme une pluie de confettis." comment ne pas succomber au charme de ce roman, cela s'avère bien sûr impossible, notre imagination ne peut rester plus longtemps en veille. Les dès sont lancés à vive allure, les pages se tournent en un clin d'oeil, sans réfléchir. On succombe, on est charmé, et on veut savoir la suite..!!! La partie est bien engagée, c'est parti, pour quelques heures de lecture intense, crépitante, dérapante au goût délicieux des fraises tagadda (tsoin-tsoin !!!) qu'on englouti comme ça, sans prendre un seul kilo !

Le ton de ce roman est drôle, croustillant, et est sujet à un humour rebondissant... Même s'il n'en demeure pas moins qu'à certains passages, on grince des dents, argh !!!!!
Les personnages principaux sont attachants, plein d'énergie et d'esprit, normal ils nagent en pleine période de l'adolescence... L'amour est là, et les sentiments sont loin d'être confus tout du moins en ce qui concerne notre héros de son vrai prénom Emile mais qu'on surnomme "Tchap parce que c'est mieux. Comme chips ou chope, ça se retient du premier coup. Tchap parce que tu aimes les chapeaux et que tu en portes tous les jours. Tchap parce qu'il paraît qu'à cause de ton nez, tu as un profil d'oiseau. et les oiseaux, ça fait "tchip." Bref, ce dernier ne manque pas d'héroïsme, lui qui vit entre ses deux parents, une mère, un peu paumée, certes abandonnée et pour un rien pleurnicharde qu'on a envie de secouer une bonne fois pour toute, et un père autoritaire, glacial, ne mesurant pas sa force et sa colère, un peu atteint du bocal t qu'on a envie de fuir vaille que vaille !!! A l'évidence, Emile ou plutôt Tchap nous semble vivre à l'étroit, coincé par ses deux parents mais heureusement pour lui, il peut fuir cette réalité ambiante et courir se réfugier chez son pote d'Abdennasser. Abdennasser, émigré, garçon d'une joyeuse tribu et qui a une si jolie soeur prénommée Saïda (hummmmmmm...) Mais voilà, l'amour rend aveugle, Tchap s'entiche d'Adeline... Aïe ! "Adeline fréquente le lycée. Elle y entre tous les matins dix minutes avant le début des cours. Elle vient de l'arrêt du bus situé un peu lus loin. Quand le vent souffle, ses cheveux ondulent dans tous les sens. Ils sont d'un blond doré fantastique et glissent sur ses épaules avec des mouvements de mer. Tu ne lui as pas encore dit un seul mot. C'est sans doute l'amour qui fait ça. Tu as peur de paraître idiot. Alors tu te tais. Mais ça ne vaut guère mieux : comment saura- t-elle que tu l'aimes, Adeline, si tu ne lui dis pas ?" Au lieu de s'embriquer les unes dans les autres, d'emblée les choses semblent prendre un mauvais virage mais après queques pages TADAM !!!! De rendez-vous en discution, l'amour va devenir réciproque... "Adeline et toi, vous vous donnez rendez-vous dans le sqaure tous les matins. Depuis, tu quittes la maison dix minutes plus tôt et, bien entendu, ça a éveillé les souspçons de tes parents. De ceux d'Adeline aussi d'aillurs." Quand on est à l'âge ingrat de l'adolescence, clarifions les faits, et crions haut et fort que bouh, les parents peuvent s'avérer de vrais casse-pieds !!!!!  Sur le ton de la romance, nos deux amoureux se bécoteront à qui mieux-mieux jusqu'au jour où SURPRISE Tchap rencontrera par hasard la mère d'Adeline. Dérapage assuré, fuite en avant contrôlée ou incontrôlée d'ailleurs, nos deux amoureux en quête d'amour et de fantaisies, iront cultiver leur passion au-delàs des bancs publics. Vive alors la mer et ses remouds !!!!!

La fin se révèle un peu amère, du genre qui s'y frotte s'y pique ! "Les amours d'adolescents se terminent souvent en queue de poisson. De là à être la mer à boire, il n'y a qu'un pas" mais finalement on retrouve vite le sourire, car c'est une Happy End qui s'annonce sous notre regard de lecteur fraîche et piquante ayant tous les atouts d'un bonbon à la menthe !

BONNE LECTURE !

MA NOTE :

EDITIONS : Mijade, 6,50 €uros


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Mercredi 20 août 2008

Romans lu de Michael Morpurgo : "Le secret de grand-Père", "Le royaume de Kinsuké"

Mon avis :

Je viens à l'instant de terminer ce petit bijou, et pas facile pour moi d'en faire un commentaire adéquat. Quoiqu'il en soit, je vais essayer de coucher sur papier mes impressions, et si possible éviter toute page blanche...

La première chose qui me vient à l'esprit est de vous dire que Michael Morpurgo est vraiment un écrivain de talents qui manie les mots dans un superbe jonglage réunissant toutes les pirouettes possible afin de captiver, de bouleverser, d'ennivrer le lecteur, qu'il soit âgé de 9 ou de 77 ans. 

"Au pays de mes histoires" est comme je l'ai notifiié plus haut, un vrai petit bijou. Je pousserais le boucher jusqu'à souligner que ce livre devrait être la Bible de tout lecteur avisé ! Je vous assure que c'est un livre à posséder, à lire et à re-lire pour toujours le re-découvrir quitte à en connaître des passages par coeur... 
D'une autre façon, ce livre est aussi un bon soutien pédagogique.. Sans aucune fausse note, il s'avère le compagnon idéal de tout écolier mais aussi de tout instituteur. Ce livre est un atout majeur car il recèle quantités de bons conseils...

Pour ma part, je vais lire certaines de ces histoires à Miss Emeline et Mister Nono...

Ce livre une fois lu, aurait tendance à nous laisser sur notre faim ! Si j'emploie volontairement l'expression "rester sur sa faim !", c'est pour la simple et bonne raison que pour ma part, si je m'écoutais, je foncerais tout droit vers notre bibliothèque où sont rangés les livres jeunesse pour plonger dans les plus brefs délais dans un autre roman de M. Morpurgo.

A ce propos, qu'évoque pour vous ce prénom et ce nom ? Ne trouvez-vous pas, qu'il y a en eux, une certaine magie ? Est-ce la surbrillance des mots qui opère déjà ? Ou est-ce le rythme de ces phrases imprimées sur une feuille blanche qui viennent narguer nos yeux et notre imagination et que l'on ceuille dans notre lecture comme un fruit bien mûr en se léchant  le bout des doigts ensuite ? A n'en pas douter, il y a sûrement, un peu de tout cela...

Dans ce livre, l'auteur nous confie "J'ai entrecroisé certaines de mes histoires et de mes réflexions - écrites pour une bonne partie d'entre elles de 2003 à 2005 alors que j'étais Children's Laureate (ambassadeur de la littérature de jeunesse à travers le monde) de façon que les unes éclairent les autres, aident à mieux les comprendre, et les complètent. Ce n'est pas l'histoire de ma vie mais celle du voyage au cours duquel l'écrivain que je suis forge ses histoires." Tout ceci est si bien dit, qu'il est impossible de ressortir de ce livre sans être fasciné... C'est une belle dédicace, un beau témoignage au monde de l'enfance, un monde fait de rêves merveilleux...

Au fil de ses réflexions, M.Morpurgo souligne plusieurs points importants, J'ai notamment retenue la réflexion de l'auteur qui dit en parlant de ces histoires : "Chacune d'elles, je crois , est le fruit de forces de fusions créatrices, une fusion qui ne pas se produire tant que certains élèments ne sont pas en place." Le proverbe "ne remettez pas à demain, ce que vous pouvez faire le jour même" peut alors s'avérer inutile car si dans notre coeur,  une histoire est en train de pousser mais qu'elle n'est pas en total harmonie avec notre logique, inutile de tergiverser, pas la peine de foncez, il suffit simplement de patienter pour que le fluide passe mieux... Hum-hum, patience et longueur de temps sont donc les deux mots clés pour la valeur de notre histoire, et selon toute logique, il vaut mieux voir grandir le souvenir. M. Morpurgo, nous dit :" Pour moi, le souvenir est la source matérielle nécéssaire à cette fusion."

Avez-vous peur de la page blanche lorsque vous écrivez votre billet de lecture du jour ? Moi, ça m'arrive un peu, je vous l'avoue, et pour ce billet plus qu'un autre ce fut le cas, car je ne savais pas comment débuter mon commentaire. Tant de chose à dire en si peu d'espace aurais-je envie de dire. Eh oui, si mon billet est trop long qui aura envie de le lire ? En tout cas, M. Morpurgo m'a rassuré sur le fait que lui aussi, avait une certaine peur de la page blanche et que celle-ci l'habitait depuis très longtemps... Le temps où l'auteur était écolier "Pour moi, la page blanche me paraît toujours être le reflet parfait d'un esprit vide, dépourvu d'idées. Cette peur mine ma confiance en moi, ma volonté, tout espoirde couvrir la page de mot, à à fortiori d'écrire une histoire cohérente." Comme quoi, c'est pas si facile que ça d'écrire mais ne doutez pas, nous avons tous en nous un potentiel d'écriture. Ce potentiel, il suffit quelque fois de le sortir de son être et de l'exploiter pour qu'il se sème à la volée... Au travers de nos blogs, nous croisons de merveilleuses écritures et celles-ci en sont la preuve irréfutable. 

Ahlàlà, devant tout ça, la tête m'en tourne... Après avoir déjà lu deux très beaux romans écrit de la main de M. Morpurgo, ce 3e roman a répondu à toutes mes attentes, et m'a permise de faire un beau voyage à travers les mots...
Il est bien vrai que l'auteur est un cultivateur d'histoires. Dans la préface de son livre, il le dit si bien d'ailleurs "Je les cultive aussi sûrement qu'un paysan fait pousser ses créales." Mais ce n'est pas finit M. Morpurgo est aussi un tisseur de rêves, un conteur. C'est simple pour chacune des histoires contenues dans ce livre de 294 pages, j'avais l'impression d'avoir en face de moi, l'auteur en chair et en os, et j'écoutais attentive et subjuguée l'intonation de sa voix me rappelant celle de Marcel Pagnol. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien... En tout cas chaque histoire est à relire afin d'entendre sa musique, et revivre une vive émotion...  N'est-ce pas mirifique d'être bercée de doux rêves ?

Succombez vous aussi à ce très beau roman ././. BONNE LECTURE !

Ma note :

Editions Gallimard- Jeunesse. 13€50

L'avis de Clarabel


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Qui suis-je ?

  • : Je suis une amoureuse des mots, ils excercent sur moi, toute leur fascination... Mais je suis également passionnée de cinéma et musique. J'aime aussi l'ambiance d'un théâtre ou d'un spectacle de rue et j'y emmène mes 4 enfants. Entrez dans mon univers de lectures et soyez les bienvenu(e)s.

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